Etat général des fonds
Etat général des fonds
| Cotes extrêmes : AMT | |
| Dates extrêmes : 1370-2014 |
Historique de la conservation
HISTORIQUE DU DEPOT
ET DES ARCHIVISTES
HISTORIQUE DU DEPOT
"Gouverner c'est savoir ce que l'on possède et garder trace de ce que l'on fait".
Les consuls de Tarbes en ont-ils conscience ? Tout au long de l'Ancien Régime, quelques délibérations relatives du conseil de ville...
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HISTORIQUE DU DEPOT
ET DES ARCHIVISTES
HISTORIQUE DU DEPOT
"Gouverner c'est savoir ce que l'on possède et garder trace de ce que l'on fait".
Les consuls de Tarbes en ont-ils conscience ? Tout au long de l'Ancien Régime, quelques délibérations relatives du conseil de ville mentionnent les archives. Les consuls manient scrupuleusement les clefs des armoires contenant les papiers de la ville. En 1738, Monsieur de Casenove fait rechercher les titres de la ville à Londres, Premier Consul, il fournit à Jean Larcher un exemplaire reformulé des "Trobas" de Tarbes. En 1752 et 1753, à l'occasion de recherches dans les titres de la ville, Jean Larcher est nommé pour procéder au rangement. En 1756, l'inventaire lui est confié, ainsi qu'au Sieur Peyret. En pleine crise municipale, en 1765, le subdélégué Vergez possédait les clefs des archives. C'est en série II que sont classés quelques inventaires anciens.
Dans les séries concernant la Révolution, les mentions relatives aux archives sont bien peu nombreuses. En 1790, lors de l'inventaire, les papiers de la ville sont situés dans une armoire encastrée dans le mur de la Maison de Ville. Cependant, les troubles ne sont pas favorables à la bonne conservation, c'est ainsi que les autorités confondent dépôt d'archives et dépôt d'armes : en 1791, les fusils sont emmagasinés aux archives. Quelques cinq ans après la création de la commune, le 28 brumaire An IV, le district demande à l'administration municipale de retirer de ses bureaux les papiers qui la concernent ; le commissaire Pomès est chargé de les reprendre dans les vingt-quatre heures qui suivent. Le 27 juin 1791, les officiers municipaux prennent en charge les registres des baptêmes, des mariages et des morts de la paroisse de la Cathédrale.
En 1820, à la suite d'un questionnaire préfectoral, le Baron de Gonnès, alors Maire, donne sa réponse au sujet des archives de la ville. Il répertorie seize cartons issus de l'ancienne administration de la Maîtrise des Eaux et Forêts. Les principaux registres sont identifiés. Mais point d'inventaire, point d'attention particulière sur la conservation ; c'est un état plus que sommaire.
En 1833, au moment du transfert de la bibliothèque, située au collège vers le nouvel Hôtel de Ville acheté en 1830, une salle est affectée aux archives. Suite aux instructions de 1841 et 1842 introduisant l'une, la notion de respect des fonds et établissant le classement des archives départementales et communales, l'autre créant le cadre de classement des archives municipales, il sera échangé une succession de correspondances entre le Préfet et le Maire attestant la volonté de se conformer aux directives de l'Etat. Mais, on mettra plus de vingt-trois ans, de 1843 à 1866, pour dissocier les archives du département de celles de la commune, et ce, concernant plus particulièrement les papiers de la Maîtrise des Eaux et Forêts. En effet, jusqu'à la déclaration de vétusté de l'Hôtel de Ville, en 1756, les officiers du Sénéchal et des Eaux et Forêts utilisaient l'Hôtel de Ville. A partir de 1844, l'archiviste départemental Magenties est chargé de procéder à la séparation des fonds ainsi que du classement des archives de la ville. En 1852, le Maire Ferré presse l'archiviste qui promet l'inventaire pour 1853, point de trace de ce document dans nos collections. Les archives ne sont pas absentes des préoccupations, le Maire installe des locaux. Depuis 1851, l'ancien logement du bibliothécaire est consacré aux rayonnages des archives. Elles ne sont pas oubliées lors des agrandissements de 1888 et lors de la
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construction d'un nouvel Hôtel de Ville en 1904. Elles figurent en bonne place dans tous les plans mais toujours adjointes à la bibliothèque. En 1864, c'est le sous-secrétaire de mairie qui assure la fonction d'archiviste et qui plus tard devient bibliothécaire. A partir de 1868, bien que les bibliothécaires assurent la fonction d'archiviste, les archives demeurent très peu traitées ; aucun instrument de recherche fondamental n'est produit : seules quelques tables de délibérations. Pourtant, Louis Canet, dans un article concernant le collège de Tarbes, se sert du nouveau classement fait aux archives municipales par Mr. Corrèges, bibliothécaire, pour exploiter des documents encore inédits en 1914.
Pendant la guerre de 1939-45, les archives ont été réellement malmenées, comme l'attestent deux lettres de l'archiviste de l'époque datées des 25 mars et 5 novembre 1941 : enlèvements de papiers d'archives sans autorisation ni contrôle de l'archiviste, salles d'archives réquisitionnées par l'armée pour servir de dortoirs aux soldats, portes enfoncées, cloisons escaladées... Dans les années 1960-70, il faut quand même signaler une tentative de classement des archives modernes par un agent de bureau (Mr Bernard).
En 1976, la Bibliothèque aménage dans un nouveau bâtiment indépendant de la mairie, rue André-Fourcade. Archives anciennes et modernes s'installent dans les magasins du 5ème étage, laissant les archives contemporaines dans les combles de la Mairie. Sous l'influence des lois de 1978 et 1979 l'une destinées à assurer l'accès du public à l'information administrative et l'autre, dotant la France d'une véritable législation archivistique, la ville de Tarbes crée le poste d'archiviste en 1982. Administrativement, bibliothèque et archives sont alors dissociées.
LES ARCHIVISTES DE LA REVOLUTION A NOS JOURS
L'histoire de la bibliothèque et des archives de la ville de Tarbes est étroitement liée. Parfois, c'est le secrétaire de mairie qui assure les fonctions d'archiviste. C'est en 1868 que le bibliothécaire prend en charge les archives. Ces attributions sont à nouveau séparées en 1982.
Le 14 avril 1796, Pierre-Anastase TORNE est le premier bibliothécaire. * A sa mort c'est le Chevalier d'ANGOS qui lui succède jusqu'en 1833. * et de 1833 à 1838, Monsieur DESBETS. Il laisse la place à Jean-Jacques CORBIN, ancien principal de collège et membre de l'Institut Historique de France qui assure les fonctions jusqu'à l'arrivée de François DUMONT en 1845. * Entre-temps, en 1844, l'archiviste départemental Monsieur MAGENTIES vient mettre de l'ordre dans les archives de la mairie dans le but avoué de transférer les documents de l'ancienne Maîtrise des Eaux et Forêts aux Archives Départementales des Hautes-Pyrénées. * Au décès de Monsieur DUMONT, François PAILLET assure la suppléance jusqu'à sa nomination officielle en août 1864. * Jean-Marie DOMEC, la même année, sous-secrétaire de mairie assure aussi la fonction d'archiviste. En 1868, il devient bibliothécaire. Mais sa carrière fut de courte durée, puisque 15 jours après, il démissionne et est remplacé par Jean-Marie DOUYAU, ancien commis des postes.
A partir de 1868, les bibliothécaires seront archivistes.
A la démission de Monsieur DOUYAU, en 1878, Jules PUJO prend le poste.
Le 15 avril 1883, le maire nomme Monsieur FRANÇOIS.
En 1888, Victor PUJO lui succède.
En 1898, le Maire crée une commission d'examen pour l'admission aux fonctions d'archiviste-bibliothécaire. En attendant Monsieur LAVIGNE, aide-bibliothécaire, assure l'intérim jusqu'à la
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nomination de Gustave CORREGES en août 1900, mis à la retraite en 1927.
Lucienne ORY devient alors bibliothécaire-archiviste puis démissionne. En 1928, Marcelle AZIBERT la remplace jusqu'au 23 novembre de la même année, date à laquelle Jeanne TEYSSEYRE prend ses fonctions.
En 1932, Madame BOUISSI (née AZIBERT) est réintégrée, mais démissionne à nouveau.
De 1947 à 1950, Monsieur TANESSE supplée à la nomination future de Michel GERNET qui cesse son activité en 1954.
Claude BARLANGUE, nommée en 1956 assure la fonction d'archiviste jusqu'en 1982. C'est à cette date que Monique CERTIAT, devient alors archiviste de la ville.
Modalités d'accès
Publiable sur internet
Réalisé avec Ligeo Archives




